Augmenter la production en eau, oui mais pas au prix du patrimoine mahorais ni au risque d’un désastre écologique.
Le 3 juillet 2025, la Préfecture de Mayotte a autorisé, par arrêté, la construction d’une usine de dessalement à Ironi Bé, dont les travaux ont débuté en juin. Cet arrêté ne prend pas en compte certaines recommandations faites par le Parc Naturel Marin de Mayotte, le projet, tel qu’il est actuellement, représente des risques pour les milieux naturels et notre vie quotidienne. En effet, il pourrait affecter durablement notre lagon, nos stocks de poissons et la sécurité alimentaire de nous la population mahoraise.
En première ligne des difficultés liées à la crise de l’eau étant habitant de Mayotte, les associations environnementales subissent elles aussi les coupures et restrictions d’eau au quotidien. Elles rappellent avec force leur attachement à un accès universel à l’eau potable et à des solutions pérennes pour le développement de l’île, mais soulignent que celui-ci ne peut se faire au détriment de ses écosystèmes marins et terrestres.
Face à cette situation, les associations agréées protection de l‘environnement : Mayotte Nature Environnement, France Nature Environnement et le GEPOMAY, gestionnaire de la mangrove d’Ironi Bé ont décidé de saisir la justice en cette rentrée pour contester l’arrêté préfectoral. Leur démarche ne vise pas à s’opposer à la construction d’une usine de dessalement en soi, mais à exiger que ce type de projet soit mené dans le respect des conditions minimales de protection de l’environnement et de préservation de notre cadre de vie des Mahorais·es. Elles sont soutenues dans cette action par plusieurs structures locales et nationales, parmi lesquelles la FMAE, Ceta’Maore, la LPO, et bien d’autres.
Dans ce cadre là, vous trouverez ci-joint notre communiqué concernant le recours déposé ainsi que les solutions alternatives que nous proposons.
